Émile Coué (1857–1926) pose les bases de l’auto-hypnose moderne avec l’autosuggestion consciente. Sa méthode repose sur une formule simple : « Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux. » Répétée 20 fois matin et soir, de façon mécanique, elle s’imprime dans l’imagination, qui domine la volonté. Pas d’induction ni de relaxation : l’efficacité repose sur la régularité et la simplicité. Les règles d’or : suggestions positives, simples, générales. L’objectif est implicite, un mieux-être global, sans but spécifique. Sa méthode universelle influence tous les grands maîtres suivants.
Avec Leslie Lecron, l’auto-hypnose sort de la simple répétition de Coué pour devenir une méthode clinique et structurée. Accessible à tous, elle s’appuie sur la relaxation, des tests de suggestibilité, l’induction par escalier et un mot-clé déclencheur. Ses règles de formulation (positif, simple, présent) donnent aux suggestions une force nouvelle. Contrairement à Coué, il invite à fixer un objectif clair (tabac, anxiété, sommeil). L’auto-hypnose devient ainsi un outil précis, pratique et polyvalent, à la fois pour la santé, les habitudes et l’efficacité personnelle. Lecron est un maillon clé entre les fondateurs et les vulgarisateurs modernes.
Melvin Powers, avec son bestseller Self-Hypnosis (1961), a démocratisé l’auto-hypnose. Sa méthode simple – confort, relaxation, fixation d’un point, suggestions positives et répétition – a permis à des millions de personnes de pratiquer facilement. Contrairement à Lecron, il ne structure pas en profondeur mais ouvre le champ : santé, confiance, mémoire, motivation, argent, réussite. L’auto-hypnose devient un outil de développement personnel universel. Sa force est d’avoir diffusé un message optimiste et accessible : « Votre avenir est entre vos mains. » Powers reste le grand vulgarisateur, celui qui a rendu l’auto-hypnose populaire dans le monde entier.